Les articles à suivre seront entièrement centrés sur mes amies les plus proches. Je le leur dois bien; sans elles, ma vie ne serait rien...
« Je suis là, si tu veux. Regarde autour de toi et tu me verras. »
Surnom: Nyû
Âge: 14 ans-----
Ne pas parler d'elle serait tout simplement impossible, elle a pris une place bien trop importante dans ma vie. Notre première rencontre, en vrai, remonte pourtant à moins d'un an mais, malgré tout, nous nous sommes très vite attaché l'une à l'autre. Je me souviendrai toujours de notre première rencontre, non celle sur MSN, car n'est-ce pas de là que nous nous sommes connus?
Je parle de cette fois, le jour de ton anniversaire. Je ne pouvais arriver assez tôt pour me rendre chez toi, mon père était donc venu me porter directement au cinéma, où j'avais rendez-vous avec toute la bande. Nous sommes arrivés un bon quinze minutes d'avance, et nous nous sommes donc assis, non loin de la fenêtre, moi avec mes trois sacs trop lourds et mon affreux manteau bleu, mon père avec ses airs soucieux, probablement inquiet de savoir qu'il aurait bientôt à m'abandonner à une bande d'inconnues. J'étais extrêmement nerveuse : j'ai toujours été une personne très gênée, et j'ignorais comment je pourrais survivre à cette rencontre. J'avais peur. J'étais certaine de faire tache dans le paysage. Il n'a pas été difficile de vous reconnaître, bande d'adolescentes brillantes et excitées. Lorsque vous êtes entrées, j'ai d'abord callé la tête entre les épaules, pensant un instant que, peut-être, vous ne me verriez pas. Mais je me suis ressaisit, et je me suis levée. Je n'avais pas le choix. Mon père c'est levé aussi, il vous a toisé une à une, puis il m'a demandé :
-C'est laquelle, la fêtée?
- C'est celle qui a un manteau bleu.
Je sais pas comment je l'ai su, mais je l'ai su. Je me suis avancée vers vous, et vous m'avez toutes fixées, ajoutant à mon malaise. J'avais envi de faire demi-tour, de détaller, j'avais l'impression de me préparer à faire un oral devant toute la classe. Alors, tu as largué tes sacs (que faisais-tu avec des sacs au cinéma, je me le demandes? Mais je me souviens t'avoir vue te débarrasser de sacs. Ou étais-ce les miens?), et tu m'as sauté au cou. Comme si on se connaissait depuis toujours. Comme si on était de vieilles amies retrouvées après quelques semaines de séparation. Ça m'a rassuré. Tu ignores probablement à quel point.
Ça ne fait même pas un an de cela, pourtant, ça me semble si loin. J'ai vraiment l'impression de t'avoir toujours connue. Nous avons vécu tant de choses, depuis, c'est fou. Tu sais ce que j'ai retenu surtout de ces rencontres avec toi? Tu te sous-estimes. Tu sembles ignorer à quel point tu es une personne formidable, magnifique. Souvent à te plaindre, mais je ne t'en aimes pas moins, je t'aimes comme tu es. Malgré tout ce que tu peux pensé, je continue de clamer que tu es une personne aux innombrables qualités, une constante source de réconfort. Je tiens énormément à toi, et je tiens à ce que tu le saches, à ce que tu t'en souviennes, dans tes moments difficiles comme lorsque tu est heureuse, car une chose est sûre : peu importe ce qui arriverai, peu importe ce que nous réserve l'avenir, je sais que je ne pourrai chasser de ma mémoire ces beaux souvenir, ni oublier que j'ai passé des heures à me soucier de toi, à prier pour que tu réussisses tes examens, à te ramener le sourire, mais aussi à te confier mes peines. Je veux que tu te souviennes, parce que je me refuses l'idée de te perdre, j'ai parfois peur de te blesser... et je veux que lorsque l'on se chicane, tu puisses te souvenir de ces mots, honnêtes : peu importe notre situation, je tiens énormément à toi. Infiniment.